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LE RÉCIT NUMÉRISÉ

Posted: 2009-12-21 13:27:07 by Frances Cation


Le lundi 7 décembre, j’ai assisté à un atelier extraordinaire avec le reste de l’équipe Projet Mémoire : histoires de la Deuxième Guerre mondiale. Nous avons rencontré des membres du personnel infirmier du Bureau de la santé publique de Toronto et du Centre Sunnybrook des sciences de la santé. De plus, nous avons pris part à un atelier animé par Steven High, Ph. D., professeur et spécialiste de l’histoire orale au Centre d’histoire orale et de récits numérisés de l’Université Concordia. Steven High supervise le projet Histoires de vie Montréal, dans le cadre duquel il interviewe, en collaboration avec une équipe nombreuse, des survivants des génocides du Cambodge et du Rwanda, ainsi que des survivants de l’Holocauste originaires de toute l’Europe.

La séance a permis de couvrir plusieurs sujets pratiques et intéressants, de la démence en passant par le soutien des pairs chez les intervieweurs. Nous avons également abordé l’opération de mise en forme, laquelle sert à condenser une entrevue d’une durée d’une heure en une séquence de 7 à 10 minutes qui aboutit finalement sur notre site Web. Le choix des éléments à intégrer aux séquences finales peut se révéler difficile. Cette opération de mise en forme, comme l’a précisé M. High, est désignée par l’expression « récit numérique ».

Steven High qualifie le récit numérique d’art. Il a précisé que l’intervieweur peut, par l’opération de mise en forme, imprégner chaque clip audio mis en ligne de sa personnalité et de sa perspective. Nous avons également discuté des différences entre l’utilisation de l’audio ou de la vidéo en tant que médias. Nous avons regardé un récit numérique produit à l’aide d’un système vidéo de mauvaise qualité, et dont l’image revêtait un aspect granuleux. M. High a souligné que cette absence de qualité peut nous distraire de la spontanéité du témoignage. Je conviens que l’audio constitue le médium le mieux adapté à notre usage général, car on peut tout simplement fermer les yeux et se concentrer sur les expériences relatées par l’ancien combattant.

Je crois vraiment que le travail que nous accomplissons relève en partie de l’art. Faire connaître ces « récits numériques » aux Canadiens me remplit de fierté.


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