Posted: 2009-11-06 15:07:40 by Andrew Theobald
L’objectif principal du Projet Mémoire est d’enregistrer les témoignages d’anciens combattants avant qu’il ne soit trop tard. Il est important d’agir maintenant d’autant plus que le vieillissement, les troubles de mémoire et, les décès, font que ces expériences vécues se perdent dans le passé. J’en ai l’expérience personnelle. Mon grand-père, Harvey Theobald, aura bientôt 89 ans et il a récemment subi une intervention chirurgicale majeure. Il est un ancien du régiment de Fort Garry Horse. Ma grand-mère, Jean McIntyre, est décédée en 2006. Elle a servi dans l’Aviation royale du Canada. Je regrette profondément de n’avoir jamais discuté de la guerre avec ma grand-mère et ce, en dépit du fait que sa maison était décorée de plusieurs photos attestant de l’importance de cette période dans sa vie. En dix semaines avec le Projet Mémoire, j’ai découvert à quel point cette situation est courante partout au Canada. En conséquence, j’ai rarement été aussi motivé dans mon travail que je le suis avec l’équipe du Projet Mémoire. En général, je constate que les anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale sont très réceptifs au projet ; ils sont prêts à participer dans le but de créer un legs pour tous les Canadiens et Canadiennes. En guise d’exemple, je vous raconte une expérience que j’ai vécue récemment, lors de notre visite à la résidence Sunnybrooke de Toronto. C’est une résidence pour anciens combattants. Mes collègues et moi avons rencontré et discuté avec plusieurs anciens combattants lors de notre visite de quatre jours. J’ai remarqué un vieil homme qui venait à tous les jours visiter notre petite exposition. De toute évidence, il avait beaucoup de difficulté à s’exprimer et à communiquer avec nous. Vers la fin de notre séjour à Toronto, j’ai passé un peu de temps avec lui et je me suis rendu compte que, malgré son handicap physique, il tenait quand même à faire acte de présence et à être reconnu en tant qu’ancien combattant. Ce projet donne la chance à tous les anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale qui s’intéressent à notre démarche de recevoir la reconnaissance qui leur est due. C’est très gratifiant comme travail.